Mirabilis


 

Partagez | 
 

 Adieu journée productive [libre]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

avatar

Âge : 42 ans
Situation : Marié à Amy Murray
Ancienne Maison : Gryffondor
Profession : Directeur et professeur de la Faculté des Arts de la Magie
Messages : 16

Message

L’envie de rester au lit était assez forte ce matin-là. Je savais qu’une longue journée m’attendait et l’option de profiter de quelques heures de sommeil de plus était très tentante.  Mais, il fallait se rendre à l’évidence, plus tard je me levais, plus tard j’allais devoir travailler. Ah non je n’avais pas envie de passer la nuit enfermé dans un bureau. Résultat, après une vingtaine de minute et avoir souhaité une bonne journée à Amy, j’étais devant la porte de mon bureau à l’université, les bras chargés de paperasse. Je n’étais pas vraiment d’humeur à plaisanter contrairement au portrait de mon arrière-arrière-arrière grand-père qui refusait d’ouvrir la porte sous prétexte que derrière tout ce fatras il ne pouvait pas vraiment voir si c’était moi. J’aurais sans doute pu transporter cette paperasse d’une façon plus…confortable mais je n’avais pas prévu que la porte ne s’ouvre pas.

- Si tu n’ouvres pas cette porte tout de suite je te jure qu’un fâcheux accident va te faire finir au fond d’une cheminée!

Mon petit excès de colère sembla lui faire soudainement réaliser que j’étais bien moi-même, et peut-être aussi la teinte rougeâtre que commencèrent à prendre mes cheveux, car la porte s’ouvrit aussitôt. Si mon père m’avait entendu manquer de respect ainsi à l’un de nos ancêtres il me l’aurait certainement fait regretter mais il n’était pas là pour le faire et je n’avais simplement pas la patience ce jour-là. Oui, le portrait de mon père n’avait pas encore rejoint ceux des autres Murray sur les murs du corridor des bureaux de la faculté, je ne m’étais pas senti encore assez à l’aise pour l’y mettre. Posant les parchemins sur le coin du bureau, je m’étirai un moment avant d’aller m’asseoir pour me mettre à l’ouvrage. Cette partie de l’année était toujours chargée. D’abord, même si l’année n’était pas terminée, il fallait préparer les tests des premières années, puis les différentes graduations, commencer déjà à prévoir le programme de l’année suivante, les admissions et ça c’était uniquement pour l’université. Car, en même temps, je devais aussi réviser toutes les finances de la famille afin de pouvoir rénover un peu le domaine qui en avait bien besoin et surtout assurer que les préparatifs pour les initiations pouvaient commencer. La comptabilité c’est si passionnant… Je passai donc toute la matinée une plume à la main, plongé dans des parchemins tous plus passionnant les uns que les autres. Je pris une pause pour le lunch question de m’aérer un peu l’esprit en passant par le parc de l’école pour rentrer à Caerau et manger un morceau à Cornabundancia. Ça faisait partie de mes habitudes normales sauf que cette fois, je ne lisais pas la gazette, j’avais déjà assez mal aux yeux. Je n’avais pas mes lunettes mais ne le dites pas à Amy.

Après ce petit encas je dû me résoudre à retourner à l’université pour travailler. Au moins, je n’avais pas de cours à donner ce jour-là alors je pensais pouvoir travailler tranquille. Pourtant, en tournant le coin menant au corridor, un sandwich à la main, je vis quelqu’un se tenir devant la porte de mon bureau. Ce n’était probablement pas un étudiant car à cette période de l’année particulièrement ils avaient tendance à éviter de se retrouver là pour ne pas recevoir de mauvaises nouvelles quant à leurs possibilités d’avenir. Je rebroussai chemin avant que cette personne ne puisse me voir et restai un moment à me demander si j'avais oublié quelque chose. Je ne pensais pas avoir de rendez-vous prévu ce jour-là et j'avais beau essayer de me rappeler, rien. Donc, quelqu'un qui débarquait à l'improviste, parfait moi qui espérait avoir une journée productive et efficace...avec un peu de chance ce n'était qu'une peccadille qui ne me ferait pas perdre de temps quoique non, je n'aurais pas plus apprécié être dérangé pour rien.
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur http://mirabilis.jdrforum.com

avatar

Âge : 42 ans
Situation : Célibataire/C'est compliqué...
Ancienne Maison : Gryffondor
Profession : Auror
Messages : 8

Message

Ah, Mirabilis. Bien que mes études sont terminées depuis de nombreuses années, je ne l’avais jamais réellement quitte. Après tout, c’était bien difficile de rester loin de cet endroit avec la position de Callum dans l’administration ! Je ne pouvais pas dire que je visitais cet endroit régulièrement, mais ce n’était pas rare de me voir à cet endroit. Rien ne semblait changer à cet endroit… Enfin, sauf les visages des nouveaux et nouvelles au début des trimestres!  Rien n’empêchait que, même avec les yeux fermés, je pouvais aisément trouver mon chemin à travers les couloirs de l’université.

Ce qui était presque le cas, pour être parfaitement honnête. Après quelques nuits sans réel repos, je n’arrivais plus à tenir debout sans l’aide de thé et d’autres breuvages du genre. J’avais justement une tasse de… de quelque chose pour me tenir bien réveillé. Je ne savais pas ce que c’était, mais ça me tenais réveiller. Tant que le résultat était bon, je n’avais pas à me plaindre pour le moment. Cependant, la véritable question à se poser était : pour quelle raison est-ce que j’étais ici plutôt que dans un lit ? Je suppose que c’est pour des raisons professionnelles pour cette fois.

Lorsque je rendais visite au bureau de Callum, c’était souvent pour discuter et parfois pour apporter en cachette quelques breuvages sans que l’œil de la dragonne ne soit vers nous. J’ai déjà vécu avec Amy pendant de nombreuses années, je comprenais parfaitement ce qu’il vivait. Mais cette fois, j’avais avec moi une chemise qui était pleine de documents que le ministère m’avait confié. Je n’avais pas regardé ce que ce dossier contenait, mais je me doutais que c’était pour obtenir quelques renseignements sur de potentiels employés. Je pouvais bien sûr me tromper… Pourquoi envoyer un Auror pour faire ce qu’un employé normal peut faire? C’était probablement parce que nous étions de bons amis… Si ça se trouve, c’était de très mauvaises nouvelles et ils espéraient que ma présence diminuerait la tension? J’espérais que ce ne soit pas le cas…  

Je me retrouvais devant la porte de son bureau, mais celle-ci refusait de s’ouvrir. Selon le portait qui fait office de garde, je n’étais pas Callum et je ne pouvais donc pas y avoir accès. Il m’informa aussi qu’il devrait être de retour bientôt… En théorie. Je n’avais plus qu’à attendre le retour du directeur. Prenant une nouvelle gorgée de cet élixir qui me permettait de rester éveillé, je tentais d’en découvrir les ingrédients. Il y avait un léger goût d’orties et de dictame...  
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Âge : 42 ans
Situation : Marié à Amy Murray
Ancienne Maison : Gryffondor
Profession : Directeur et professeur de la Faculté des Arts de la Magie
Messages : 16

Message

Après une bouchée de sandwich pour me donner un peu de courage face à cette probable source de contrariété, je repris le chemin de mon bureau. En m’approchant je reconnu assez facilement celui qui se tenait devant ma porte. Ça faisait un bon moment que je n’avais pas vu Balt ou eu de ses nouvelles. Le fait qu’il soit là me redonna un peu espoir qu’au moins je ne perdrais pas de temps sur quelque chose de frustrant. Quoique c’était peut-être le ministère qui l’envoyait et là ça pouvait devenir pénible. En le rejoignant finalement, je ne pus m’empêcher de remarquer les documents qu’il transportait, ça ne présageait rien de bon.

- Tu aurais dû me prévenir Balt, j’étais en réunion importante avec quelques sandwichs.

J’ouvris la porte de mon bureau comme si elle n’avait jamais été verrouillée. Le portrait avait visiblement décidé de ne pas me frustrer d’avantage. C’était le chaos dans mon bureau, ce qui n’était pas forcément inhabituel mais c’était plus grave. Je dû enlever quelques dossier du fauteuil pour permettre à Balthazar de s’asseoir. Il ne semblait pas en grande forme, ce qui expliquait sans doute pourquoi je ne l’avais pas vu depuis un moment, il avait sûrement beaucoup de travail.

- J’imagine que tu n’es pas ici pour me rendre visite…qu’est-ce qu’ils veulent encore?

Habituellement, j’étais un peu plus accueillant mais l’humeur n’y était visiblement pas. Je savais que si le ministère envoyait Balt pour apporter des documents, alors que n’importe quel gratte-papier aurait pu le faire, c’était que ça risquait de me déplaire. Ils savaient bien que le seul qui pouvait probablement me faire entendre raison c’était lui. Pourtant, ce n’était pas le genre du bureau des aurors de surgir non annoncé. Après tout, ils savaient bien que c’était une période particulièrement occupée à l’université. Je ne savais pas si Balthazar savait vraiment ce qu’il m’amenait. Avez l’attitude du ministère dans les dernières années ça ne m’aurait pas paru surprenant qu’il n’en sache rien. J’attrapai la chemise pour regarder rapidement les quelques documents. C’était des documents officiels visiblement provenant du bureau des aurors. Je compris alors qu’il s’agissait des recommandations du bureau quant aux réformes devant être apportés au programme de formation des futures recrues. Je ne put m’empêcher de soupirer. Chaque année c’était la même chose. Mais pour qui ils se prenaient pour me dire comment faire mon travail. Essayant de prendre mon air le plus neutre possible qui n’arrivait cependant pas vraiment à cacher mon agacement.

- Tu diras à ce cher Harry que je vais considérer ses recommandations de la même façon que je le fait depuis des années.

Sur ce, je balançais la chemise dans le fond de la corbeille à papier. J’avais souvent bien du mal à m’entendre avec le bureau des aurors car ils voulaient des héros, des guerriers efficaces alors que je percevais mon rôle comme tout autre. Mon rôle n’était pas de former des héros mais de m’assurer que ces gamins ne se feraient pas tuer bêtement. Qu’ils puissent se défendre adéquatement et sauver leur vie et celles des autres même si cela signifiait d’échouer une de leur mission. C’était ainsi que je le voyais, j’étais responsable de la survie de ces étudiants qui allaient peut-être devoir faire face à des situations dangereuses. Et chaque fois qu’une lettre arrivait sur mon bureau pour m’annoncer le décès d’un ancien, je me sentais souvent coupable et je me demandais où j’avais pu faillir. Heureusement, dans les dernières années, les choses semblaient s’être calmé et les derniers mangemorts, ou ceux qui les quelques adeptes qui les avaient suivi par la suite, commençaient à ressembler à une histoire lointaine.
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur http://mirabilis.jdrforum.com

avatar

Âge : 42 ans
Situation : Célibataire/C'est compliqué...
Ancienne Maison : Gryffondor
Profession : Auror
Messages : 8

Message

Je n’avais pas eu le temps de prendre plus qu’une gorgée que je vis Callum du coin de l’œil. Houlàlà… Il ne semblait pas être habité d’un esprit très jovial aujourd’hui. Et il me semble que ses cheveux sont un poil plus rouge qu’à son habitude. Il ne faut pas se méprendre : Callum possédait un très bon contrôle de ses pouvoirs, mais j’avais un œil de lynx! Ça et habiter avec lui pendant des années pendant qu’il développait la maîtrise de ses pouvoirs m’aidait grandement à remarquer ce petit détail. Dans tous les cas, son animosité n’était pas envers moi, ce qui me rassurait grandement. Mais ça indiquait probablement que les documents que je portais termineraient leur séjour avec les bûches de cheminée.

Devant lui, la porte s’ouvrit sans le moindre problème. Après tout, c’était le portrait d’un de ses ancêtres qui lui permettait l’entrée. D’ailleurs, je me suis toujours demandé pourquoi ce n’était pas Duncan qui était à cette place… Enfin, les connaissant, ils se seraient probablement disputés à journée longue pour un tout ou pour un rien. Avec l’âge, mon ami s’était un peu habitué à ce poste. Mais probablement jamais assez aux yeux de l’ancien directeur. Enfin, je lui emboitais le pas, en lui répondant que j’avais moi aussi été bien occupé pendant mon attente :

- Ne t’en fais pas, j’étais en bonne compagnie avec ma tasse de… heum… mon breuvage pour faire plus simple.

Je pense qu’en ouvrant la porte, j’entendis la voix de Duncan qui répétait qu’il détestait le désordre que laissait son fils. Et ça, ce n’était pas près de changer. Je pris soin de ne rien renverser, gardant avec moi le précieux document : si je l’échappais, serais-je en mesure de le retrouver ici? Alors qu’on me présentait la chaise, je ne me fis pas prier. Le bonheur à l’état pur. Si ce n’était pas de la situation, j’en profiterais pour me reposer les yeux pour quelques heures. Je fus néanmoins tiré de mes rêves alors que Callum se demandait bien ce que contenait mon document. Sans la moindre hésitation, je lui tendais les papiers avant de reprendre une position confortable dans cette chaise. Je ne voulais pas manquer de professionnalisme, mais je doutais que de telles façades soient nécessaires entre nous.  

- Désolé de te décevoir en affirmant que tu as raison. Bien que je ne sais pas du tout ce que contient ce dossier.

Bien rapidement, le dossier fut parcours, lu et jeté à la corbeille. Ce n’était pas vraiment étonnant avec la relation entre le ministère et les directeurs du département des Arts de la Magie. Dans une tentative d’attraper le dossier avec ma baguette, celle-ci demeurait muette, une fois de plus. Grommelant un peu, je me levais donc de mon petit nuage avant de prendre le document qui rejoignait ses confrères. Je jure, sauf si j’étais en danger, elle ne daignait jamais m’apporter assistance!  

- En même temps, il faut les comprendre. La dernière fois que le ministère a relâché sa vigilance, nous nous retrouvions avec la seconde arrivés des mangemorts. Si ça se trouve, ce n’est même pas le directeur du département qui a vraiment composé la réforme. L’important, c’est de sauver l’apparence pour eux… Qu’il y ait un véritable enjeu ou non…

J’étais bien placé pour le savoir, après tout. Présentement, j’avais la vague impression que l’on m’obligeait à faire la chasse au fantôme. Un seul murmure, sans le moindre fondement, et nous étions envoyés sur le terrain. Les derniers mangemorts en libertés étaient très rares et souvent assez brillants pour rester à l’écart. Non, ce sont les nouveaux groupes qui portaient problème… Et c’était pour ça que le ministère voulait de nouvelles recrues.

Je continuais de feuilleté les papiers, plissant des yeux de plus en plus. J’espérais qu’ils ne m’avaient pas envoyé ici pour tenter de le convaincre!
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Âge : 42 ans
Situation : Marié à Amy Murray
Ancienne Maison : Gryffondor
Profession : Directeur et professeur de la Faculté des Arts de la Magie
Messages : 16

Message

La paranoïa ambiante depuis la fin de Voldemort était une chose qui m’exaspérait souvent. Oui, ce qui était arrivé était horrible mais fallait-il pour autant voir le mal partout? En voyant Balt reprendre la chemise de documents je compris que je ne m’en sortirais pas si facilement. Je n’avais pas eu besoin de lire attentivement tout ça, je me doutais déjà bien de ce qu’on me demandait mais surtout du résultat que le Ministère voulait atteindre : avoir plus de recrues. Balthazar soulevait bien un point important, c’était principalement pour sauver les apparences. En effet, je me demandais ce qui pouvait le garder si occupé. C’était plutôt tranquille, les seules menaces semblaient être ces quelques individus qui sortaient dans les rues pour se plaindre à l’occasion mais ça ne me paraissait pas vraiment sérieux. Mais malgré le temps passé la tension semblait toujours à son comble à un point tel que chaque rumeur semblait déclencher une réaction complètement disproportionnée.

- Ce n’est pas parce qu’ils veulent bien paraitre que je vais envoyer des gens à la mort.

Il suffisait d’une erreur une seule fois. Qu’à un seul moment la menace soit vraiment réelle et qu’un imprudent regarde à gauche plutôt qu’à droite et ça se terminait aussitôt. Le programme d’Arts de la Magie de Mirabilis avait la réputation d’être très sélectif et sévère mais ce n’était pas seulement pour bien paraitre, c’était une nécessité. La chose la plus difficile à apprendre à un élève c’était d’accepter de fuir parfois. La plupart ne rêvaient que d’être des héros qui vaincraient le moindre de leurs ennemis mais soyons réalistes, personne ne peut faire ça sans subir de perte. Alors, la décision la plus intelligente était parfois de fuir, il fallait l’accepter et l’assumer entièrement car mort on ne sert plus à rien.

- Et sais-tu ce qui est encore plus ridicule dans tout ça Balt? Ils me demandent de les former plus rapidement et veulent interdire encore plus de sorts sous prétextes qu’ils sont « maléfiques ». Bientôt ils n’auront même plus le droit de se défendre si ça continue comme ça!

J’exagérais sans doute un peu mais c’était surtout que je ne voyais pas où ils allaient s’arrêter. Cette fois mes cheveux commençaient vraiment à prendre une teinte cramoisie alors que je faisais les cent pas. Je faisais des gros efforts pour contrôler mes émotions, mais j’étais comme ça, je l’avais toujours été et en tant que métamorphomage c’était encore plus difficile à cacher. Je m’assis sur le coin de mon bureau, sans trop faire attention à ce qui trainait. Je pris un petit moment pour me calmer alors que Balt continuait à lire. Il semblait aussi convaincu que moi à mesure qu’il tournait les pages. Je me fichais bien de qui avait pu écrire ses pages. Si ça se trouvait c’était simplement une copie du document qui avait fini ses jours dans la cheminée l’année précédente. En fait, ce document aurait pu provenir directement de la direction de l’université qu’il aurait fini de la même façon, sauf que j’aurais peut-être pris le temps de le lire avant.

- Le fait est qu’ils ne savent pas de quoi ils parlent et qu’ils font tout un plat pour rien. Sincèrement Balt, quelle est la dernière fois où vous avez dû réagir à une menace sérieuse? Il n’y en a pas. Bon d’accord, il y a parfois quelques illuminés à droite ou à gauche mais n’essaie pas de me faire croire que c’est grave et qu’on fonce tout droit vers un désastre à cause d’eux.

Je me suis arrêté là. J’aurais pu continuer encore un moment sur le fait que le réel danger venait du Ministère de la Magie lui-même mais je ne voulais pas m’aventurer sur un terrain glissant. Il faut bien admettre que Balthazar et moi n’étions pas d’accord sur tous les sujets et que même si nous avions appris à bien nous entendre au fil des années il fallait éviter certains sujets pour ne pas que ça dérape. Je n’avais pas vu mon ami depuis un bon moment et je n’avais pas envie que ça se finisse en débat animé.
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur http://mirabilis.jdrforum.com

avatar

Âge : 42 ans
Situation : Célibataire/C'est compliqué...
Ancienne Maison : Gryffondor
Profession : Auror
Messages : 8

Message

Plus je lisais ce qui se trouvait devant mes yeux, plus je fronçais les sourcils. J’étais dans la pire des situations : j’étais entre un bouclier indestructible et un marteau de guerre qui pouvait tout détruire ! Je ne peux pas dire que je ne comprenais pas les intentions du ministère, mais je comprenais également les raisons que me disais Callum. Un manque d’Auror n’était pas une raison pour accélérer le processus aussi drastiquement. J’étais bien d’accord que d’envoyer des sorciers au combat sans raison était dangereux. Pas toujours pour les recrues, mais aussi pour les civils ! Ce n’était pas une situation très agréable à expliquer et malgré tout, nous restions humains.

Et ça, c’était aussi quelque chose que Callum avait à cœur. Il tenait probablement ça de son père… En fait, je tenais ça probablement de mon éducation sous le même toit. Tous les deux, nous avons été entrainés depuis un jeune âge. Mais pour certains, c’était ici que se produisait le réel entrainement ! Et encore, deux ans, c’était très court. Le ministère ne le voyait pas de cet œil et le nombre d’Auror n’augmentait pas. C’était normal, entre les étudiants qui obtenaient leurs diplômes et les Aurors qui prenaient leur retraite, ils étaient incapables de rétablir un nombre important d’employer. Et avec la guerre contre Voldemort… Autant dire que très peu sont resté en service après que tout ce soit terminé.

Je tentais de trouver la section sur les sortilèges que le ministère voulait interdire, mais il n’y avait là que des sortilèges banals. Il y en a même quelques-uns qui m’étaient inconnus. Ceci dit, s’ils désiraient vraiment empêcher que l’on utilise un sort, autant l’indiquer sur la notice d’engagement. Pour le moment, j’évitais de dire quelque chose qui pourrait donner une  couleur plus écarlate à la coiffure de mon ami. Je pris une nouvelle gorgée de cette tisane. Ah, un petit goût d’orge… Enfin bref, une petite pause pour reprendre son calme n’était pas de refus.

-La dernière fois qu’il y a eu une menace sérieuse, c’était il y a quelques semaines… Mais le grand défi dans cette affaire a été de corriger la mémoire des moldus qui étaient présents. Qui aurait cru que je monterais sur scène pour prendre le rôle majeur dans une pièce de théâtre !

J’étais parvenu à m’infiltrer dans l’arrière scène et, quand je n’ai pas eu d’autre choix, je m’étais déplacer au centre de la scène pour faire une contre-attaque. Mais plus j’y repensais, plus cette  soirée était pénible quand j’y repensais. Normalement, on évitait ce genre de situation. Mais un petit groupe d’insurgent y avait trouvé refuge et n’avaient pas hésité à se révélé dès que j’étais entré dans la salle. Plus d’une centaine de moldus… Des heures de plaisir vraiment. Heureusement que je n’étais pas seul sur cet affaire. Depuis que les moldus avaient ses petits objets qui permettaient de prendre distribué des enregistrements visuels des évènements qui se produisaient… Il y avait des moyens d’empêcher de telles choses, mais c’était un danger supplémentaire. Mais le danger ici, ce n’était pas la technologie des moldus.  

-Le problème n’est pas le soulèvement d’un seul sorcier dans la nature. Le ministère considère la situation de cette façon : tant que l’on peut éteindre les braises, il n’y aura pas de feu. Mais dès qu’une menace ne sera pas détecter, c’est à ce moment que le feu de forêt peut commencer. Pour ma part, je sais simplement que l’on se surmène jour et nuit dès que quelque chose cloche. Ensuite, je ne pense pas que d’augmenter le nombre d’Auror de cette façon est possible… Mais le problème demeure le manque d’effectif après tout…  
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Âge : 42 ans
Situation : Marié à Amy Murray
Ancienne Maison : Gryffondor
Profession : Directeur et professeur de la Faculté des Arts de la Magie
Messages : 16

Message

Il fallait bien l’admettre, le terrain me manquait parfois. Les circonstances avaient fait en sorte que je n’avais pas été auror particulièrement longtemps et je me demandais parfois comment les choses auraient été s’il en avait été autrement. Peu importe ce que Balt essayait de m’expliquer, je ne comprenais pas la position du ministère. Ça me semblait particulièrement illogique d’accourir à la moindre étincelle pour éviter que tout ne s’enflamme. C’était une façon de faire toute à fait incohérente qui nécessitait une quantité de personnel absurde. C’était pour ça qu’ils voulaient plus de recrues. Avant de vouloir réformer le programme, le Ministère aurait sans doute dû se pencher sur son propre fonctionnement. Après tout, quand je faisais un budget pour la faculté ou la famille je me débrouillais avec ce que j’avais un point c’est tout. Et, honnêtement, je ne pensais pas du tout que le Ministère était en manque de personnel comme ils pouvaient se permettre de l’employer pour des taches ridicules.

- Le problème n’est pas le membre d’effectif. C’est ce que le Ministère fait avec ce qu’il a qui pose problème.

Nous aurions sans doute pu débattre encore longtemps avant d’en arriver à la conclusion que nous n’étions pas d’accord mais l’agitation soudaine provenant du corridor attire mon attention. Je me levai pour me préparer à réprimander quelques élèves mais en ouvrant la porte force était de constater qu’il ne s’agissait pas d’étudiants bruyants flânant dans le couloir. Je reçu d'abord un poing dans le ventre. Visiblement, j’avais interrompu quelqu’un qui avait eu l’intention de frapper à ma porte. Cette personne n’était nulle autre que mon cher collègue, le professeur Tweedlethumb. Oswald Tweedlethumb était professeur à la faculté des Arts de la Magie depuis aussi loin que je pouvais me souvenir. Il était déjà là quand je suivais mon père partout dans le parc de Mirabilis. Il avait d’ailleurs été un très bon ami de mon père et il semblait toujours aussi vieux. Je l’avais ensuite eu comme professeur et j’avais bien vite compris à quel point sous ses airs de vieillards maladroit se cachait un duelliste hors-pair. La situation avait été un peu complexe quand j’étais devenu directeur de la faculté. Il m’a appelé Duncan pendant un bon moment et ça lui arrivait encore parfois. De mon côté, ça avait été assez étrange de devoir superviser celui qui quelques années auparavant m’avait formé. À ce moment-là, Oswald semblait plutôt agité. Ce qui expliquait sans doute pourquoi il m’avait frappé à l’estomac.

- Bon sang tu voulais agresser ma porte… dis-je en m’écartant pour le laisser passer.

Tweedlethumb ne sembla même pas voir Balt, qu’il connaissait aussi, alors qu’il entra dans mon bureau en agitant un papier à un point tel que je ne pouvais même pas voir de quoi il s’agissait.

- Ils veulent fermer l’université! Qu’est-ce qu’on va faire!

Je le regardai en haussant un sourcil, perplexe. De quoi est-ce qu’il était en train de parler? Honnêtement, pendant un instant je craignis que ce soit bel et bien finit, il était devenu sénile. Dans tous les cas, ce n’était pas une blague. Il était trop affecté pour que ce le soit. Comme pour se calmer un peu, il voulut s’asseoir dans le fauteuil où Balthazar était déjà installé et sursauta en réalisant qu’il venait de s’asseoir sur autre chose qu’un coussin. Alors qu’il réalisait un peu que Balt était là, j’en profitai pour lui prendre la feuille qui semblait tant l’agiter des mains. Je fronçai les sourcils en lisant cette simple page.

- Voyons c’est n’importe quoi, tu sais très bien que le Ministère ne fera pas ça.

En fait, ce n’était pas ce qui me dérangeait le plus de cet étrange document. Malgré mon air un peu indifférent, mon cerveau fonctionnait à cent à l’heure. Comment est-ce que c’était possible? Comment quelqu’un pouvait-il savoir? Et surtout, qui avait pu nous trahir pour que ça se sache? Pendant ce temps, ce cher Oswald semblait tout à fait avoir oublié ce pour quoi il était venu.

- Ho Balthazar quelle surprise! Mais qu'est-ce qui t'amène ici? Pas de mauvaises nouvelles j'espère.

Et oui...c'était Oswald tout craché. Quoiqu'avec ce pamphlet j'étais bien content de ne pas voir débarquer toute la faculté dans mon bureau. D'ailleurs où est-ce qu'il avait eu ça?
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur http://mirabilis.jdrforum.com

avatar

Âge : 42 ans
Situation : Célibataire/C'est compliqué...
Ancienne Maison : Gryffondor
Profession : Auror
Messages : 8

Message

Que ce soit un véritable manque d’hommes ou bien un mauvais manque de gestion, le problème restait similaire pour le ministère : le territoire n’était pas entièrement couvert et c’est-ce qui les effrayaient. Et pour eux, la solution était d’agrandir leurs rangs. Bien que j’étais conscient que ce n’était pas le meilleur système que d’envoyer des Aurors partout sur le territoire, que pouvaient-ils faire réellement ? Envoyer des volontaires pour vérifier s’il y a une menace à notre place ? Non seulement ils pouvaient ne par la trouver, mais pourraient aussi se mettre en danger ! Ce qu’il faut, ce sont des gens qui sont entrainé… Mais le seul régime d’entrainement sous le contrôle du ministère était l’université Mirabilis ! Mais tout ça, ce n’était que des mots et personne ne changeraient d’avis pour le moment.

Pendant notre conversation, il y avait un peu de grabuge dans les corridors. C’était étrange, je n’avais pas vu d’étudiant à cette heure : ils étaient probablement en cours s’ils étaient présent dans l’école ! Néanmoins, ce n’était pas mon travail de faire régner la paix dans cet édifice : je n’allais pas remplacer Callum dans son propre domaine ! C’est comme si je disais à un enfant de se calmer devant ses propres parents ! Et puis, si on savait qu’un Auror réprimait des étudiants… Les rumeurs n’étaient déjà pas bien bonnes, pas besoin d’ajouter de l’huile sur le feu ! J’en profitais pour prendre une énième gorgée de ma tasse alors que j’entendis le bruit typique d’un coup de poing. Je me retournais et laissant les papiers glissés de ma main alors que je prenais instinctivement ma baguette, mes craintes étaient infondés…

Ce n’était que Tweedlethumb.

Je me souvenais bien de ce professeur, éternel vieillard du département. Mais bien honnêtement, c’était un sorcier qui cachait bien son jeu. Il n’était peut-être plus d’une grande jeunesse, mais il demeurait compétent pour enseigner ce qu’il savait. Normalement, il était plutôt calme. Aujourd’hui, on aurait dit que des créanciers étaient à ses trousses ! Ou bien poursuivit par une meute de Nundu ! Ou bien chasser par Amy qui cherchait son mari en étant en colère ! Cependant, je ne comprenais pas ses propos. Ou du moins, je ne les croyais pas : on tentait de fermer l’université ? Le ministère de la magie n’avait aucune intention de le faire !  

Sans m’offrir le temps de réagir, Tweedlethumb avait tenté de prendre place sur une chaise. Qui était déjà occupé. Décidément, je ne pouvais pas vivre de journée normale et reposante aujourd’hui… Heureusement qu’il n’était pas lourd et qu’il se rendit bien vite compte de son erreur. Après qu’il se soit retiré, je lui offrais ma place en toute politesse. Il semblait éprouvé et il avait vraiment besoin de prendre place. Je déposais ma tasse sur le bureau alors que je répondais à la question de ce cher professeur.

- Je venais parler affaire, mais rien de très important. Simplement porter une liste de suggestion qui n’a pas changé depuis quelques années.

J’en profitais pour lire par-dessus l’épaule de Callum, observant le papier qui me semblait très familier. Rapidement, je fouillais dans mes poches avant de sortir un morceau de papier plus ou moins chiffonné. Je me souviens que quelqu’un me l’avait donné lors de mon bref passage à ce petit café. Là où j’avais pris cette tisane. J’étais tellement fatigué que je n’y ai porté aucune attention avant ce moment. Je me grattais la tête pendant un moment… Mais qu’est-ce que c’était que cette histoire ? Je n’avais pas connaissance des informations du pamphlet ! Un groupe secret qui se serait infiltré à Mirabilis et qui serait un membre important du ministère ? C’était quoi, ce charabia ?  

Je ne savais pas si je devais croire un traitre mot de ce bout de papier, qui insultait la profession et qui se disait détentrice de la vérité… Je ne savais pas ce que pensais exactement Callum en ce moment, mais cette nouvelle était alarmante pour tous. Je ne savais pas si je devais m’éclipser en douce, bien que le gouvernement devait être au courant de tout ceci, ou si je devais rester à faire la conversation. Je me doutais bien que cette nouvelle était aussi surprenante pour mon ami. Il ne m’apprendrait probablement rien sur le sujet. D’un coup, je me demandais si ma présence ici avait réellement pour but de faire passer les réformes ou, au contraire, de faire un rapport sur les expressions des membres de l’administration de Mirabilis… Pour le moment, je restais sceptique et très surpris qu’un tel bout de papier puisse provoquer autant d’émoi.

- Je… J’ai reçu un papier plus tôt aujourd’hui, avant de venir ici… Ça va nous donner encore plus de travail que prévu tout ça…
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur

avatar

Âge : 42 ans
Situation : Marié à Amy Murray
Ancienne Maison : Gryffondor
Profession : Directeur et professeur de la Faculté des Arts de la Magie
Messages : 16

Message

Décidemment, je n’allais pas avoir une journée tranquille. D’abord le Ministère et Balt et maintenant une bande d’illuminés. Apparemment, cette feuille avait dû être distribuée un peu partout comme Balt venait d’en sortir une de sa poche. Je me souvins alors de quelque chose. Précipitamment, je me retournais pour attraper le sandwich que j’avais déposé sur mon bureau. Autour de la pellicule plastique qui l’emballait je me souvenais avoir mis un papier, je le pris donc pour le déplier, c’était exactement le même que les deux autres. J’espérais quand même que ce n’était pas tout le monde qui c’était retrouvé avec ça. Tweedlethumb paniquait déjà et je n’avais pas envie de voir la moitié de l’université réagir ainsi.

- C’est sûrement une mauvaise blague. De toute façon le Ministère va faire son travail et tirer ça au clair rapidement, n’est-ce pas Balt?

Pour une fois que le Ministère pouvait vraiment servir à quelque chose. Bon j’exagère ça va. Cette histoire m’inquiétait sérieusement au fond et j’espérais de tout cœur que tout le monde finirait par croire que c’était simplement absurde. Certes, les propos étaient exagérés. Les Eòlas ne voulaient pas corrompre les gens mais je ne pouvais pas vraiment me mettre à défendre un groupe qui n’avait légalement pas le droit d’exister. Je n’avais aucune envie de disparaitre comme toutes ces autres personnes à cause des Scarecrows qui les amenaient dieu sait où. D’un coup de baguette je servi une tasse de thé à Oswald pour qu’il se calme un peu, à son âge s’emporter comme ça ce n’était certainement pas recommandé et je n’avais pas envie qu’il me claque entre les mains. Surtout que ces derniers temps recruter un professeur était devenu infernal avec toutes les mesures de sécurité et les millions de vérifications qui au final ne servaient qu’à bien paraître. Et puis, je l’aimais bien ce vieux bonhomme dans le fond. S’il n’avait été là je n’aurais pas fait long feu à la tête du département en débarquant sans trop savoir quoi faire juste après des funérailles.

- Mais si c’est du sérieux…vous pensez que c’est possible toute cette histoire? Je veux dire il y a des rumeurs depuis longtemps mais c’est des histoires d’étudiants je ne pensais pas que ça pouvait être sérieux…

- Parce que ce n’est pas sérieux Oswald. l’interrompis-je. Oui, il est vrai que les rumeurs circulaient dans les corridors depuis quelques années mais c’était la première fois que ça sortait des murs de l’université. J’aimais bien Balthazar, mais je préférais éviter de donner une raison au ministère de venir se mettre le nez dans les affaires de Mirabilis. La dernière fois que ça s’était produit ils avaient détruit une partie de la bibliothèque, brûlant des ouvrages inestimables. Mais, c’était aussi pour protéger beaucoup de personnes car si jamais les Scarecrows trouvaient un moyen d’identifier le groupe beaucoup tomberait et qui sait ce qui leur arriverait alors. La plupart n’étaient que des étudiants curieux qui ne méritaient pas qu’on s’acharne sur eux parce qu’ils avaient envie d’apprendre.

- Oui, mais ça fait quand même un moment qu’ils en parlent…

Et merde…Il ne comprenait pas qu’il devait se taire.

- Ça ne sert à rien de parler de tout ça c'est une perte de temps.
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur http://mirabilis.jdrforum.com
Contenu sponsorisé



Message

Revenir en haut Aller en bas


 
Adieu journée productive [libre]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
+
 Sujets similaires
-
» Traversée des collines une journée brumeuse... (libre)
» La mort est une journée qui mérite d'être vécue [libre]
» Une magnifique journée dans la prairie [LIBRE]
» Obama en chute libre ...
» Un sous-vêtement dans l'arbre [Libre]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Mirabilis :: Hors-Jeu :: Archives-
Sauter vers: